Je me souviens du 1er mai 2012 comme si c'était hier. Un jour pâle où un ciel gris des plus troublants régnait en maître. Je me demandais ce que je foutais là, amnésique, perdu en plein dans la zone de Tchernobyl. Cette foutue zone qui m'a tout pris. Je ne comprenais rien, bien que cet enfoiré de Sidorovitch essayait de m'expliquer la situation. On m'avait retrouvé dans un de ces corbillards, ces camions qui transportent les stalkers morts mais dont on ne sait rien. D'habitude lorsqu' on retrouvait un corbillard y'avait que des cadavres. Mais ce jour là c'était moi et je me dis que j'aurais peut être mieux fait d'y rester. Tout ce que je savais d'autre était dans mon PDA. "Tuer Strelok" c'était ce qui était indiqué. Putain quand j'y repense, quelle blague. Strelok...
Une fois sorti du bunker du gros Sido, je soufflai, retrouvais mes capacités physiques et essayai de comprendre. C'était toujours flou dans mon esprit. Ces murmures lugubres et puis ce réveil brutal face à face avec les traits grossiers du marchand. Y'avait aussi ce tatouage, ce "S.T.A.L.K.E.R." gravé à jamais sur mon bras. D'ailleurs il m'avait valu ce fameux sobriquet, "le tatoué" qu'on m'apellait. Après m'être dit que les souvenirs finiraient par revenir, je me rendis au village en ruine où il fallait que je parle à un type dénommé "Le Loup". Ouais un grand Gaillard en combinaison verte, celle que portait les stalkers ayant un tant soit peu d'expérience et qui avaient pu en dénicher. Il tenait fermement son Ak/47 et avait un air farouche. C'était le gros terré dans son bunker qui m'avait dit d'aller le voir. Un stalker du nom d'Allegro était coincé dans une ferme en ruine plus au nord de la route. Apparemment il détenait une clé Usb d'importance que je devais récupérer si je voulais que Sido m'aide plus en profondeur. Quel Salaud...
Le merdier dans tout ça, c'était que pour faire sortir Allegro de là, il fallait mettre hors service une bonne dizaine de bandits qui tenaient la vieille ferme.
Une fois que "Le Loup" m'eût ordonné d'aller retrouver ses Hommes près de la ferme je regardai autour de moi. J'étais dans un village en ruine tenu par une bonne dizaine de stalkers. L'ambiance était assez étrange, un mélange d'anxiété et de gaieté. Oui ici à Tchernobyl le mot gaieté existe. Au coin du feu ( il y avait dans chaque campement, chaque point de stalkers, un feu de camp) les stalkers blaguaient, riaient même de bon coeur, jouaient des airs fokloriques slaves à la guitare et même des mélodies dignes des plus grands westerns à l'Harmonica. Mais quelque chose se lisait sur leurs yeux, quelque chose de terrible. C'était la douleur, le manque d'amour (mot qui n'existait pas dans la zone), la dureté d'une existence misérable. Les stalkers pensaient devenir riches grâce aux artefacts générés par les anomalies mais en vérité c'était foutaises, une fois ici on en prenait plein la gueule. Les anomalies, les mutants, les bandits, l'armée qui t'empechaît de sortir de la zone une fois que t'était entré. Bref un sacré bordel où régnait l'anarchie. Quand j'y repense cette définition plairait bien à ces salopards de la "Liberté". Mais dans tout ça si t'étais fort, tu t'en sortais, tu survivais et tu devenais quelqu'un, tu faisais partie de la zone. L'Expérience comptait vachement dans ce merdier. Mais au moment où je lus cette terreur sur les visages, je ne saissisais pas encore tout cela.
Je m'éloignai, une fois arrivé sur la route je sentis mes membres frémir. Je voyais au loin une plaine morte habitée par des mutants et des anomalies. Derrière on entendait le haut-parleur de l'armée et on pouvait aperçevoir le misérable avant-poste de ces chiens en uniforme. Moi j'allais droit devant de bon matin, pas rassuré du tout avec ma combinaison de bleu. Je descendis à droite de la route, ici l'herbe était touffue et les arbres en grand nombre. J'aperçus au loin 3 types, l'un debout, les deux autres accroupis dans l'herbe perchés sur une colline. Ils avaient des canons sciés à la main. Lorsque j'arrivai enfin devant le grand type qui semblait être le chef, il m'acceuillit d'une façon qui resta gravée au fond de ma mémoire : "Mets là en sourdine où jte casse la gueule ! ". Je me demandais encore plus ce que je foutais là. Mais très vite le gaillard m'expliqua tout et me proposa d'attaquer la ferme avec ses hommes comme "Le Loup" me l'avait demandé. J'étais pas du tout rassuré, 4 stalkers minables contre une dizaines de pillards rentranchés dans une ferme, quel superbe baptême du feu !
Très vite j'oubliai tout, je chargeai mon misérable Pmm en espérant qu'il ne s'enrayerait pas. On aurait très bien pu me refiler du matériel de merde, surtout ici. A 9h30 nous passâmes à l'attaque et dès ce moment précis je sus qu'Ici, toute prière serait inutile...
Salut!
RépondreSupprimerSava tu t'es gavé, j'aten les chapitres suivant ;) Allez a+ sur le live a propos mon pseudo c'st bouchon a moi =)